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Les yourtes de Bussière-Boffy en cassation : Un combat pour le droit à l’habitat alternatif

Le 14 juin 2013, la Cour d’appel de Limoges a condamné trois familles vivant en yourtes à Bussière-Boffy (Haute-Vienne) à la destruction de leurs habitats sous trois mois, sous peine d’une astreinte de 75 euros par jour et par yourte, assortie d’une amende de 4 340 euros.

Face à cette décision jugée inéquitable et au soutien grandissant du public, les familles ont décidé de se pourvoir en cassation, suspendant ainsi temporairement l’exécution des peines. Cette démarche vise à faire reconnaître la légitimité de leur mode de vie, à la fois écologique et socialement intégré, en particulier dans les zones rurales en voie de désertification.

Un appel à la solidarité

Les familles concernées lancent un appel aux dons afin de poursuivre leur défense devant la justice.
Les contributions peuvent être adressées par chèque à l’ordre de l’association « Cultivons l’Avenir », en précisant au dos « soutien aux yourtes de Bussière-Boffy », et envoyées à :

📍 Aude Bach
📍 Roche – 87330 Bussière-Boffy

Les fonds récoltés serviront à couvrir les frais juridiques. En cas de surplus, ils seront affectés à d’autres procédures similaires défendant le droit aux habitats alternatifs.

Un acharnement politique et administratif

Depuis son élection en 2008, le maire de Bussière-Boffy mène une politique d’exclusion à l’encontre des habitants des yourtes. Ses actions incluent :

  • La fermeture de l’école communale, privant les enfants d’un accès à l’éducation locale.
  • Le classement des terrains en zones inconstructibles, malgré un avis favorable de la commission d’enquête publique.
  • L’exclusion des terrains du Plan Local d’Urbanisme (PLU) en cours d’élaboration, pour interdire toute régularisation future.
  • Une série de plaintes et de harcèlement administratif, visant à criminaliser ces familles.

Des victoires judiciaires face aux abus de pouvoir

Malgré ces pressions, les habitants des yourtes ont obtenu plusieurs victoires en justice :

Février 2009 : le maire est contraint d’inscrire trois habitants des yourtes sur les listes électorales de la commune.
Avril 2009 : un habitant poursuivi par le maire est relaxé par le Tribunal correctionnel de Limoges.
Septembre 2011 : deux arrêtés municipaux interdisant le camping sont annulés pour abus de pouvoir.
Juin 2012 : un troisième arrêté est suspendu pour atteinte aux libertés fondamentales.
Décembre 2012 : le Tribunal correctionnel relaxe les habitants accusés d’infraction au code de l’urbanisme.

Ces décisions illustrent l’arbitraire des mesures prises par la municipalité, qui utilise l’appareil juridique pour expulser des familles vivant légalement sur leurs propres terrains.

Un modèle d’habitat écologique à défendre

Dans un contexte de crise écologique et de pénurie de logements, les habitats alternatifs comme les yourtes représentent une solution viable :
🌍 Faible empreinte écologique
Autonomie énergétique
💧 Systèmes d’assainissement écologiques
🌾 Réhabilitation des campagnes désertées

Plutôt que d’être criminalisées, ces initiatives devraient être encouragées par l’État. Ce combat dépasse Bussière-Boffy : il s’agit d’une lutte pour le droit à un habitat durable et accessible, pour les générations présentes et futures.

Les familles ont besoin de soutien pour mener ce combat jusqu’en cassation. Toute aide est précieuse ! Merci pour votre solidarité.

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